Il était une fois le silence du Deuil Périnatal

« Il était une fois, une maman à l’endroit et une maman à l’envers qui réfléchissait souvent, très souvent aux commentaires, aux messages… Et à ce à tsunami d’Amour qu’elle avait reçu de ses lectrices.
Cette maman à l’endroit, s’exprimer librement sur sa petite fille et ne sentait pas de gêne à l’évoquer…

Mais cette maman, avait aussi besoin de s’exprimer sur sa maternité à l’envers^^. Mais mais mais ce n’était pas toujours aussi facile de le faire. Alors cette maman à l‘envers se dit que ce n’était pas possible de continuer ainsi.

Elle avait la chance d’avoir ouvert un blog il y a 3 ans, et surtout elle avait beaucoup de chance d’avoir pu s’exprimer et d’être écouté…

Beaucoup étaient revenu vers elle, en lui expliquant également qu’elles étaient incomprises et qu’elles étaient malheureusement dans le silence.
Alors cette maman se tordra le cerveau, puis elle décida de créer un espace, un lieu où toutes ces mamans et ces papas à l’envers pourraient venir échanger, s’exprimer, se libérer et pourquoi pas, un peu se soulager !

Sur mon blog, ce n’était pas possible… Pourquoi ? Parce que, justement, c’est mon blog et j’ai envie qu’il reste léger et encore un peu à l’endroit… Mais, mes chères, nous avons bientôt le nôtre. Il est créé et il n’attend que vous ! »

Vous l’avez compris, un 2éme blog est en train de voir le jour. Un blog participatif^, (avec vos contributions) si je peux dire.

Vous pouvez dès à présent, parents à l’envers, m’envoyer vos écrits à l’adresse mail mamanettoussatoussa@gmx.com (en objet : Témoignages)
Je mettrai les premiers écrits sur ce blog, notre blog et vous le partagerai. Ensuite, chacun pourra y aller, partager, écrire… Je n’aurai qu’à cliquer sur, valider vos billets.

Vous n’êtes pas seuls !

Il n’y a pas de petits pieds, qui ne puissent laisser d’empreintes

Deuil Périnatal, Brisons le silence !

Je vous attends,

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(je précise que seuls les écrits, les citations et les liens seront autorisés. Aucune photo ou vidéos apparaîtront, il en va de soi.)

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Journée de sensibilisation au deuil périnatal

Le 15 octobre est comme chaque année la Journée de sensibilisation au deuil périnatal.

Cette journée est là pour faire connaître la cause du deuil périnatal puisque les parents dont le coeur tutoie les étoiles sont bien trop souvent face au silence. Face à une non-reconnaissance et face à des gens qui pensent qu’un petit être qui à si peu vécu ne peut pas tant manquer.

Aujourd’hui j’ai envie de hurler tellement fort.  J’ai envie de crier au monde entier que ces petits êtres sont des êtres à part entière et qu’ils ont bien existé !

Alors….

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 Pour ces petits anges qui ont un nom et un prénom. Pour d’autres, comme mon fils qui n’a seulement eu droit qu’à un prénom. Et pour tous ces petits anges qui se sont vu refuser une identité…..

Pour vous parents qui a avez eu des condoléances à la place des félicitations. Pour vous parents qui avaient imaginé le plus beau des avenirs. Pour vous parents qui ont vu bébé se battre durant des heures et des jours durant. Pour vous parents à qui la vie a brutalement arraché ce que vous aviez de plus cher. Et pour vous parents qui avez dû prendre la plus dure des décisions, j’espère qu’avec cette date, le 15 octobre, vous arriverez à avoir un peu de consolation, à vous faire entendre et à être reconnus.

 

Je connaissais cette journée, je la partageais chaque année sur ma page facebook… Car je savais que beaucoup d’entre vous, connaissais de bien trop près cette journée. Une façon, ma façon de vous dire que je pensais à vous, que vous n’étiez pas seule.

Je connaissais cette journée… Mais putain, je ne la connaissais pas d’aussi près.

Ce 19 janvier dernier, cette sensibilisation pour laquelle j’ai adhéré les années précédentes ne m’a strictement servi à rien.

Neuf mois pour donner la vie. Neuf mois où j’ai arrêté la sienne. Et par la même occasion, d’une certaine façon la mienne et celle de mon mari.

Jamais je n’aurais cru que ça allait nous arriver. Au pire, on m’annoncerait que je devrait rester allitée, au pire. Cette idée naïve qu’après le premier trimestre c’est dans la poche ! Ces histoire de la voisine de la cousine de la factrice, ressemblaient plus à des mythes qu’à des faits vécus.

Je n’aurais jamais cru qu’un petit bébé bien formé avec ses dix petits doigts et ses dix petits orteils tétant son petit pouce, bien au chaud et protégé dans le ventre de sa maman devrait nous quitter avant même de nous rencontrer.

NOUS ALLIONS ETRE L’EXCEPTIONS, L’ESPOIR POUR D’AUTRES PARENTS, CE N’ÉTAIT PAS POSSIBLE AUTREMENT.

Notre histoire de vie nous a changés. Nous avons changé. Nous ne saurons plus jamais les mêmes.

Cette journée ne sert pas à vous sensibiliser sur le fait que peut-être^^ un jour cela peut vous arrivez. Et dans ce sens, vous aidez à vous apaiser et à rendre acceptable le fait de perdre un bébé. NON !

Elle n’atténuera pas non plus votre douleur, ce manque, ce vide immense. Elle ne vous empêchera pas, de sentir ce poids si lourd qui tombe sur vous. Elle ne vous empêchera pas non plus de vous couper la vue, l’ouïe… Tous vos sens. NON, croyez-moi sur parole, elle ne vous empêchera pas de sentir, ce qu’est vraiment avoir mal aux tripes.

La mort d’un enfant est tellement traumatisante et tellement impensable que le choc est d’autant plus fort. Le monde s’écroule. Votre monde s’écroule. Point.

PAR CONTRE, elle est là pour toi qui de près ou de loin connais des parents endeuillés. Ou qui n’en connaît pas encore, mais qui un jour sera peut-être confronté au pire qui puisse arriver. La perte d’un enfant. Elle est là pour apporter un peu de consolation, de reconnaissance… Car la maladresse est à portée de tous !

Pour notre part, nous avons été très bien entourés par nos proches. L’équipe médicale a été très présente aussi mais…

J’ai également était confrontée à des mots, des phrases qui font mal, qui blessent. Et j’espère qu’après lecture de mon billet, écrit avec larmes, tripes et amour… Qu’un jour si malheureusement, vous êtes confrontés, ou re confrontés à des parents endeuillés vous vous rappellerez de celui-ci.

 Vous êtes jeunes, vous recommencerez !

Faut arrêter d’y penser.

Je connais quelqu’un à qui s’est arrivé et elle, elle s’y est remise tout de suite.

Recommence tout de suite, ça s’apaisera.

Faut arrêter d’en parler, tu te fais du mal de ressasser.

Mais vous ne l’avez pas vraiment connu, ce n’est pas comme si il était parti* quelques mois après sa naissance.

parti* : oui, les gens n’osent pas dire le mot MORT dans ces moments-là…. Ils ont de la retenue PUTAIN !

On dit que tant que l’on n’a pas vécu, on ne peut pas comprendre. OK l’échelle de douleur est bien trop haute pour arriver à imaginer.  Et on a sûrement pas envie d’imaginer, certes.

Mais quand même.

Comment peut-on penser que l’on peut remplacer un enfant que l’on a porté ? Que l’on a espéré et accueilli au creux de nous. Que l’on a senti bouger. Que l’on à admiré devant cet écran d’échographie. Que comme toutes mamans, le palpitant a été si fort à l’écoute de son petit cœur. Que l’on a embrassé avec tout l’amour qu’une maman et un papa peuvent offrir. Que l’on a regardé si fort, si fort en priant de toutes nos forces, afin qu’il ouvre ses petits yeux et se réveille. Que l’on a serré si fort, ce berceau sans vie… Espérer ne plus jamais le lâcher. Rester-là. Prier pour que personne ne vienne vous séparez. Pour toujours.

Comment peut-on penser que l’on peut tourner la page sur son enfant ?

Comment peut-on penser que l’on peut mettre de côté cet enfant… Ce petit frère ou cette petite soeur, annoté sur le livret de famille ?

Alors arrêtez les gens, avec vos phrases qui j’espère, on un fond de bienveillance. Les soi-disant hypothétiques futures enfants, on s’en fout. Et très franchement sur le moment, dans la douleur, les enfants des autres aussi !

On ne peut pas y songer. On ne peut pas trouver à ce moment-là une once, de petits bonheurs. Intérieurement, on est sans vie.

Celui que je voulais moi, c’est celui qui ne grandira pas. C’est celui que je revois seulement en cauchemars. Et rarement en rêve. C’est celui que l’on a embrassé une dernière fois. C’est celui que l’on a bercé une dernière fois. C’est celui, à qui nous avons dit  au revoir une dernière fois… Alors, que nous lui imaginions déjà le plus beau des avenirs.

Dire, que s’il serait arrivé bien plus tard, notre peine aurait été bien pire… C’est vraiment maladroit et franchement pas très réfléchi. Nous n’avons pas besoin de ce genre de soutien. Pensez-vous nous aider à nous reconstruire, très sincèrement en disant cela ?

C’est vrai, que voir la douleur des autres n’est pas évident. Je le conçois et l’approuve… Je suis humaine aussi, vous savez. Au début, j’ai cru perdre toute humanité… Mais les mois passent et je ne laisserai pas la laideur de la vie m’enlever cela.

Penser également que ma petite fille de 3 ans et demi à l’époque, ne peut pas comprendre, ne doit pas savoir, lui cacher même… Finalement juger ce que l’on essaye de faire au mieux dans la pire des conditions.

Mais oui maman ne pleure pas, maman à fait disparaître petit frère comme ça par enchantement… Oui maman est allé faire popo à son rendez-vous et hop son ventre à dégonflé ! Petit frère ? Quel petit frère ? Tu as sans doute rêvé ou cauchemardé hein !

Traitons les aînés de débile aussi non ?

Protégeons-les, c’est certain ! Mais répondre à leurs questions avec le moins de mensonges en pensant toujours à leurs jeunes âges, oui.

Et puis, il y a aussi, les actes des personnes qui transpirent l’égoïsme. Excusez-nous les gens, si à un moment donné, vous vous êtes sentis au second plan. Mais vous voyez le premier plan… Les parents orphelins le laisseraient bien hein !

Moi, au travers de ces gens, ce que je vois c’est :

« Après tout, je suis heureuse moi, donc je ne vais pas me gâcher ça !  »

Les parents vivant la perte d’un enfant, ne veulent surtout pas de pitié, mais peut-être tout simplement du respect pour eux et leurs bébés.

Mon mari, ma fille et moi, n’avons pas perdu, une maison, un jouet, un animal ou bien un amour de toujours. Non. Nous avons perdu un enfant, un petit frère qu’on ne pourra pas réparer. Un fils, notre fils, notre bébé, notre enfant.

Alors surtout ne voulant pas déranger, parfois certains parents vivant cette situation s’éloignent, se renferment et attendent peut-être un geste bienveillant… Ne voyant rien venir, se rendent compte que, finalement l’absence n’a pas vraiment dérangé.

En parlant de lui, on ne veut pas déranger. Mais on ne veut pas oublier. On ne veut pas tourner la page. Parler de lui, c’est le faire vivre un petit peu… Juste un petit peu. Vous savez, on n’a déjà pas grand chose pour nous le rappeler. On veut juste que vous compreniez… Mais on ne veut pas l’oublier.

C’est aussi nous aider à nous reconstruire, à nous soutenir. Ce n’est pas en le minimisant que vous nous aidez.

Et puis doucement la vie, cette chienne de vie reprend son cours. Heureusement, les petits bonheurs reviennent, on réapprend à vivre, à se reconstruire. On apprend à accepter notre histoire et peut-être même avec le temps à désirer un autre enfant. Un enfant pour ce qu’il sera lui. Pas pour remplacer, pas pour combler, pas pour apaiser… Juste pour qu’encore une fois, il y est une première fois « Maman ». Redonner la vie tout simplement.

Alors oui, en le voyant comme ça, la journée de sensibilisation au deuil périnatal dans ce sens est importante et peu aider à un point qui j’espère, vous ne connaîtrez jamais.

Pensez-y sil vous plaît. Arrêter un tout petit instant votre vie, faites pause et pensez y un instant…. Juste un tout petit instant. On veut juste que vous compreniez.

J’en profite aussi, pour glisser ici quelques pensées à mon petit ange. Qui je me plais à imaginer, arriveront loin très loin….

Pour mon petit prince qui me manque tant et pour tous les petits anges près de lui, et parce que le deuil d’un enfant c’est le deuil de toute une vie.

Il n’existe pas de pieds trop petits pour ne pas laisser d’empreinte !

La maman de J

 

J’en profite également aujourd’hui pour remercier :

La magie d’internet… Vous ne vous rendez sans doute pas compte, de la force que vous m’avez donné et de l’amour en tsumani que vous m’avez offert. Vous m’êtes si précieux. Merci.

Un grand merci, à l’association Lou’Ange Deuil Périnatal et toutes ses petites mains, qui nous a aidé à laisser partir notre petit Prince avec dignité, tendresse et respect. Comment vous dire, …. Les mots ne seront pas assez fort. ❤

Et puis… Je remercie également les mamans revenus vers moi en message privé pour la demande de cet article. Je ne pensais pas y arriver.. Je pense à vous. C’est grâce à vous. Merci.

 

 

J’ai fait un rêve

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Un petit tee-shirt rouge, un joli petit pantalon de couleur marine et des toutes petites baskets. Des beaux yeux noirs, les cheveux en bataille, un sourire d’ange, un regard qui m’effleure et ma main dans la tienne. Une odeur, ton odeur.

J’ai fait un rêve.

Que j’aime ces moments à tes côtés. Ils me sont si précieux et tellement apaisants. Tu n’es que pour moi.

Oui, je m’octroie le droit de ne t’avoir qu’à moi. Après tout, ce n’est pas tous les jours ! Et puis pour tout te dire, qui le vois, qui sait que je m’envole vers toi en oubliant le reste du monde et cette absence intolérable.

J’ai fait un rêve.

L’autre jour ou plutôt l’autre nuit, j’ai adoré cette balade près de toi. Il faisait si doux et le ciel était d’un bleu éblouissant. J’entends encore ton rire mon petit trésor, il faudra vite que tu reviennes me chercher, j’ai déjà hâte d’y retourner et de te retrouver, juste toi et moi.

J’ai fait un rêve.

Je t’ai vu grand, très grand. Mais aussi petit, puis tout petit au creux de mes bras et pas seulement au creux de mon cœur. Et puis parfois moins joli….

J’ai fait un rêve.

Mais durant ces parenthèses de nuits, nos parenthèses, à toi et à moi… Tu es l’unique, tu es l’air que je respire, tu es infini, tu es là.  Et quand le vent souffle et m’emmène près de toi mon amour, tu remplis mon cœur de maman, tu m’emmènes aux pays des merveilles, ton pays des merveilles et je me sens mieux, je me sens bien, je me sens encore une fois maman. Ta maman.

J’ai fait un rêve et je prie fort pour encore t’y retrouver,

Bonne nuit.

« Tu sais… Quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil… »

Le Petit Prince

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La biblio de Lily #8 (partie 1)

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Cela fait bien longtemps que je n’ai pas mis cette rubrique à jour. Elle manque cruellement d’ouvrages que j’ai tout simplement dévorés. Pour toi qui me suit via Instagram, tu peux retrouver plus facilement les lectures qui me marquent, celles que j’aime beaucoup, celles qui percutent… C’est plus simple pour moi finalement, même si elles ne sont pas toutes publiées.

Lorsque je suis revenue fin janvier vide et amputé, j’ai tout d’abord strictement rien fait. Mais strictement rien, hormis pleurer, dormir, pleurer, vomir, pleurer et beaucoup dormir pour essayer d’oublier la douleur et le retrouver là où je pouvais… En l’occurrence uniquement dans mes rêves.

Puis ensuite, il a fallu que je prenne le dessus. Je dis « fallu », car je n’avais pas vraiment le choix. Ma fille et mon homme étaient juste à côté… Ils m’attendaient.

Alors, j’ai d’abord pris des feutres, toute seule puis, avec ma fille. J’ai beaucoup colorié. Mais vraiment beaucoup, tôt et tard, cela vide l’esprit. Et puis ma fille a adoré ces moments partagés et j’ai aimé ses sourires donnés.

Ensuite, j’ai beaucoup cuisiné ou du moins pâtissé (bon ok, je ne sais pas si ça se dit) afin de remplir de plaisir le ventre de mon homme et ma fille, mais aussi tous ceux avec qui je n’arrivais à aligner deux mots lors de lors venu. Mais essentiellement pour moi et ce sans m’en rendre vraiment compte.

Je me sentais bien le ventre plein !

En mangeant, pour être transparente, je me sentais soulagée. Bon la balance a commencé à s’affoler et mes fesses pensait que je les broyait à chaque passement de jambes dans mes jeans alors bon… Comme d’habitude sans m’en rendre compte, je suis passé à autres choses.

Je me suis donc tout naturellement remise à ma passion première, les mots et la lecture.

Et j’ai donc lu, beaucoup, passionnément, à ivresse. Une boulimique des mots, une livrosaure affamé, au besoin de soulagement et d’apaisement. Des dizaines et des dizaines de livres, de très belles découvertes, des pépites et un chef d’oeuvre.

Depuis, j’ai toujours le ventre vide. J’ai toujours cette boule dans la gorge, qui se resserre beaucoup plus cette semaine. Oui, je vous confie que si la vie en avait décidé autrement, cette semaine aurait été celle de la rencontre, notre rencontre.

Mais ce n’est pas le cas.

Voilà, je crois que je viens d’écrire la plus grande introduction de la blogosphère et le développement serai bien trop long pour vous l’écrire (et pour le lire) en une fois alors je vous invite donc au #8 (partie 2 ) très prochainement, pour découvrir une partie de mes lectures chouchous de ces derniers mois.

Passionnément,

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Snapchat, Twitter & Instagram : lilytoussa

 

 

Ce rêve perdu

Par où commencer.

J’ai tellement de choses à vous dire, tellement de choses à vous raconter, tellement de larmes ont coulé, tellement de tristesse à poser, tellement de sentiments violents, je suis tellement… Submergés. Que je ne sais pas par où commencer, comment m’exprimer, n’y même si je vais arriver à continuer ce billet et si je vais cliquer sur publier.

Alors peut-être, je vais commencer par vous souhaiter avec un peu, beaucoup de retard une bonne année les copains. Cette fois promis, je n’ai pas procrastiner.

Je vais continuer en vous écrivant MERCI pour vos mails, messages privés, commentaires. J’en prends connaissance que très récemment puisque je ne m’étais pas connecté depuis piiouuu… Aussi loin que le soleil tient ! Alors oui, merci infiniment de vôtres bienveillances, j’avais enfouis au fond de moi ce sentiment de bien-être que de vous lire et de vous écrire. À vrai dire j’ai enfouis depuis trois mois tout sentiments positif, toute émotion qui te fait te lever le matin en te disant que « Putain pourquoi ce réveil il sonne… Mais que respirer, entendre, aimer, lire, voir, c’est signe de vie ! » .

Et je vais donc continuer.

le-petit-prince-753424Ce 26 décembre dernier, je me suis rendue sourire aux lèvres, coeur palpitant, accompagné comme toujours de mon homme, à la fameuse échographie que l’on attend avec impatience. Celle qui te colle un sourire niais, celle que tout l’entourage attend avec impatiente et carte bleu prête à être dégainé. Celle qui m’apprend que j’ai le choix du roi, celle qui m’apprend que je vais apprendre à un petit garçon à devenir un homme, celle qui m’apprend que ma Crapuline va avoir un petit frère, celle qui, à ma moitié, mon double, ma force, va avoir un fils.

Celle qui ensuite… Va m’apprendre une douleur et un vide que je ne connaissais pas. Celle qui va m’amputer, celle qui va m’arracher le cœur, celle qui te fait hurler de douleur, celle qui te donne la définition avoir mal aux tripes, celle qui va nous changer à jamais.

Celle qui change ton schéma familial.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais vous écrire que nous sommes parti valise vite faites mon homme, notre fille, mon joli ventre rond et moi.

Nous avons rencontré des spécialistes, appris un nouveau langage. Celui du médical. Nous avons malgré nous, perdu toute cette insouciance qui te remplit normalement de bonheur. Nous avons prit réellement conscience que nous avions des responsabilités, des décisions de vie ou de mort à prendre alors que je regardais quelques jours avant des jolis chambre d’enfant.

S’il y avait bien des lettres assemblés que je ne pensais pas écrire ici en ouvrant ce blog, c’était bel et bien ces trois : IMG. Interruption médical de grossesse, c’est bien la première fois que je t’écris.

Je vais passer les interrogations, le choix, l’attente, la décision et ce mardi de fin janvier.

Mais je vais vous dire que j’ai deux enfants… Un miracle à l’endroit et un miracle à l’envers. Que mon petit Prince, mon étoile filante, mon fils, m’a appris que j’avais un cœur grand comme ça. Que j’avais encore de la place pour aimer un autre enfant et que je pouvais aimer encore plus fort.

Que j’ai trouvé de la force dans mon chéri et que mon moteur, c’est ma fille. Je vais vous dire que même si parfois la douleur se fait plus discrète et que j’ai goût à des moments de vie même s’ils sont amers… Que j’ai l’impression que la terre s’est arrêté de tourner depuis ce mardi de fin janvier et que ce vide dont je suis l’auteure me rend dingue à croire que je vais en crever que cela ne s’apaisera jamais.

Et puis il y a ces sentiments emmêlés que je ne connaissais pas. Ces sentiments, cette impression d’avoir perdu toute humanité lorsque je vois quelqu’un pleurer et que cela ne me fait rien. RIEN. Ce sentiment de ne pas se réjouir du bonheur des autres, la culpabilité, avoir l’impression de se prendre un parpaing de douleur en pleine tronche lorsque je vois un ventre rond, la jalousie, ne plus arriver à communiquer sincèrement avec mon entourage, se sentir incomprise, parfois. Je ne le fais pas exprès. Vraiment.

Je sais bien aujourd’hui pourquoi je souffre.

Je souffre aujourd’hui pour que lui ne souffre pas demain. Du moins, je m’en convaincs.

J’ai tant besoin de parler de lui, tant besoin de penser pleinement et uniquement qu’à lui. Tant besoin d’embrasser ce qu’il me reste de lui, ses échographies, son unique bijou qui est ce joli petit bracelet bleu de naissance donné par cette adorable sage-femme en ce mardi de fin janvier. Oui de naissance, je n’ai pas donné la vie, mais j’ai accouché comme toute femme enceinte et donné naissance à mon fils.

J’en ai besoin. C’est le seul moyen que j’ai de le garder encore un peu près de moi et d’atténuer ma douleur. Il n’est pas là, il n’est plus là, mais il existe. Ne le minimisez pas, c’est mon enfant.

« Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes. » 

Alexandre Dumas

Tu me manques tant… 

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La chuchoteuse

Je me connecte chaque jour pour vous raconter 1001 choses. Les aléas de la vie, mes moments de bonheur, les petites crises du quotidien, mes tests produits, mes coups de cœur et parfois quelques petit coup de gueule.

Je garde évidemment bien précieusement mes journées jogging, mes journées où la phrase « Je suis fatiguééééééééé » revient 568 fois dans la journée, mes engueulades avec Papa Toussa, certaines craintes ect… Mais chaque jour depuis plusieurs semaines, je vous chuchote derrière l’écran un secret.

Mon secret.

Il est évident que derrière Lily se cache autres chose. Ma vie privée tout simplement. Et je n’ai pas envie de l’étaler sur l’écran, car ce n’est pas que la mienne, mais aussi celle de ma famille. Et je respecte donc cela. Pas évident de l’appliquer au quotidien, et de trouver les limites, ses propres limites.

Mais j’ai envie de hurler au monde entier ce secret.

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Pour celles qui me suivent sur ma page Facebook, vous avez dû croisé mon post concertant les Efluent 4 pour lequel, j’étais convié mais que j’ai annulé. Certaines d’entres vous sont revenus vers moi gentiment en me demandant si je les croiserai samedi à la journée des parents connectés. J’aurai voulu vous répondre  que OUI, je me faisais tellement une joie de vous rencontrer. Mais non, j’ai du annuler.

Pourquoi ? Tout cela a cause de ce secret. Mais je pense que vous me pardonnerez.

Oui, depuis quelques semaines, je vous chuchote que mon ventre s’arrondit, que j’ai des nausées, que je suis claqué, que j’ai envie de dormir et que j’ai tout simplement remis le couvert.

Oui les filles, J’AI RÉITÉRÉ !

Bébé 2 est en route, et je suis enfin soulagé de vous l’annoncer ! Enfin, je peux vous hurler le bonheur qui m’envahit un peu plus chaque jour. Et je vais enfin pouvoir vous crier, que bordel, je ne rentre presque plus dans mes jeans. Et que c’est la faute à Gygy si je n’ai pas pu me rendre au Efluent 4.

Je suis dans mon 3éme mois, alors je ne sais pas quand est le bon moment pour l’annoncer. Mais je crois qu’aujourd’hui la prise du clavier est beaucoup plus forte que les jours précédents.

Nous avons préparé Crapuline du mieux que nous pensions et nous lui avons annoncé cette semaine. Elle a voulu ouvrir mon ventre et à demandé si elle aussi elle pouvait avoir un bébé dans son ventre. Et elle s’est présentée en approchant sa petite bouche près de mon ventre.

« Allo, moi c’est Miya ! Tu m’entends ? »

Je pense qu’à 3 ans tout cela reste compliqué, mais son grand sourire nous a émerveillé.

Bref, chères lectrices, j’espère que vous supporterez les aléas des hormones, mes statuts qui seront peut-être parfois gnan gnan, mais une chose les meufs…

Maintenant on est copine hein, alors quand je vous dirai que je me sens grosse et moche…. Bordel, il faudra bien me mentir et me dire que je suis resplendissante, ok ?!

Je vous liche,

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 ps 1 : Désolée pour cet article décousu.

ps 2 : Je confirme une femme enceinte, ça pète.