Etre mère d’un enfant différent

J’ai envie de laisser un peu plus de place par ici, à vous et à vos récits, vos témoignages de mamans ou papas, grands-parents ect… Je l’ai fait une fois, avec trois d’entres vous le jour de la journée mondiale de l’allaitement et je souhaiterai en faites faire cela plus souvent… donc si vous avez envie (en anonyme) de parler d’un sujet, l’envie, le besoin de le partager, faites vous plaisir et envoyez moi vos écrits, je le publierai si et dès que possible.

Aujourd’hui je laisse place à une maman, l’une d’entre vous et on l’appellera « Maman C »

« Je suis maman de trois enfants, Amadeo 4ans, Milo 2ans et Nunzio 4mois. Mes amours, ma vie, je les aime plus que tout. Comme toute maman je fais tout pour les rendre heureux, mais pour l’un d’entre eux la tâche est difficile, Amadeo est autiste.
Tout bébé il était plus éveillé que les autres enfants de son âge. Mais aussi plus sensible… un bruit, une lumière vive, et il sursautait ou hurlait. Il a marché tôt (10mois), était curieux de tout, il adorait démonter tout ce qu’il avait (par exemple son vélo il lui a fallu observer ou était relié toutes les chaînes, le guidon etc). Jusque là, rien d’alarmant. Mais Amadeo a eu 2ans et ne parlait toujours pas (pas de maman, papa) ! 
Il semblait constamment dans son monde, les bruits, les lumières, certains tissus semblaient le gêner, les odeurs aussi (il renifle toujours son assiette avant de manger), il ne regarde pas dans les yeux, ne répond pas quand on l’appelle. Nous devons nous placer devant lui pour lui parler sinon aucune réaction .
Nous contactons plusieurs pédiatres et là nous sommes dirigés vers une neuropédiatre .
Plusieurs examens se succèdent : test de l’audition, irm, scanner, eeg de 24h, examen psychologique et psychiatrique, test génétique.
LE DIAGNOSTIC TOMBE: AUTISME
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A ce moment là, le monde semble s’écrouler sous nos pieds. Qu’à t’ont fait de mal? Comment va t’ont faire pour le guérir??
En réponse à cela, on ne guérit pas de l’autisme. L’autisme n’est pas une maladie, et ce n est pas non plus à cause d’un mauvais lien mère-enfant . Amadeo va devoir apprendre à vivre avec l autisme.
Le combat a été long . Nous sommes passés d’un Amadeo qui ne réagissait pas, qui ne communiquait pas… à un petit garçon qui maintenant vient nous chercher du regard, essaye de s’exprimer, se débrouille seul (trop même), réalise qu’il y a un monde autour de lui.
L’autisme n’est qu’une facette de la personnalité !
Mon fils est aussi gentil, intelligent, têtu, emphatique ,acrobate (il fait de la capoeira) mais surtout COURAGEUX !!
Vivre avec l’autisme, c’est comme avoir la grippe tout le temps (sans le nez qui colle), les sons , les lumières, les objets en mouvement et les odeurs sont amplifiées !
Imaginez que vous puissiez entendre les conversations des personnes autour de vous ,et en même temps les chats qui se battent dehors, les canalisations qui font du bruit, le vent qui souffle trop fort…. Ajoutez à cela, la vision des lumières artificielles qui vibrent, les feuilles qui bougent, les reflets dans les fenêtres, les ombres même légères, la poussière et pour finir, que vous sentiez l’odeur d’une personne sale, d’une couche de bébé remplie, de poisson ou viande, des fleurs, du parfum, de la poubelle et j’en oublie beaucoup ! Une personne autiste ne comprend pas le second degré. Elle doit apprendre les expressions par cœur. Si je dis à Amadeo, « Tu me casses les pieds ! » (oui çà nous est toutes arrivées) il va regarder les pieds dans tous les sens. Si je lui dis: « Il pleut des cordes ! », il s’attendra à voir des cordes tomber du ciel . Il faut lui expliquer afin qu’il retienne. L’autisme fait que vos sens sont développés, mais surtout la vue. Mon fils aura plus facile d’accomplir une tâche si on lui montre plutôt que lui expliquer. Un enfant autiste à besoin d amour, il doit apprendre comment montrer son affection, il ne sait pas l’apprendre seul.
Il à besoin de règle stricte pour le rassurer dans ce monde qui lui semble hostile,  il a besoin de patience. Mais n’a pas besoin de pitié ou de regard désobligeant.
Amadeo se rends compte qu’il est différent, c’est d’ailleurs le plus sur dans l autisme ! Combien de fois j’ai vu ses petits yeux pleins de larmes parce qu’il n’arrivait pas à s’exprimer, n’arrivait pas a faire comme des copains de classe ou n’arrivait pas a jouer avec eux. Pourtant il aimerait !  Amadeo fait passer beaucoup de choses par des gestes (il adore caresser mon visage, sa façon de me dire qu’ il m aime). Pourtant il sait faire énormément de choses, il sait s’habiller, faire ses tartines, est propre depuis des 20mois, sait calculer (il donne la réponse en tapant sa main), sent quand une personne va mal et va instinctivement vers elle. Sortir de son monde est un effort surhumain et pourtant il y arrive !
Actuellement Amadeo commence à parler. Suivi par des spécialistes, il accepte de parler un minimum quand il le veut bien, et en comité restreint. Cela nous a demandé à tous beaucoup de patience, de douleurs, de fermeté mais surtout beaucoup d’amour.
Quand vous croiserez un enfant qui semble faire une colère, mais est inconsolable… demandez vous s’il ne s’agit pas de crise d’angoisse. Car combien de fois n’ais je pas entendu, « Quel capricieux, enfant mal élevé, colérique » ou bien pire! (Imbécile et j en passe). Rappelez vous de ce texte. Rappelez vous qu’il n y a pas qu’une seule façon de faire les choses. Rappelez vous le combat quotidien de ces personnes.
Je vous invite a aller voir le clip «mon univers a part» clip sur l autisme que vous trouverez sur YouTube. »
Maman C
Voici le clip que « C » vous invite à regarder, ICI  🙂
Merci à toi pour ce témoignage et à toi, toi et toi qui prend le temps de le lire, de le partager et de répondre en commentaire à cette maman.
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*Et sorry, aujourd’hui le blog à décidé ne pas séparer les paragraphes… -_-

Journée Mondiale de l’allaitement

Récits de mamans

 N’ayant eu l’opportunité de pouvoir allaiter ma fille, je ne pouvais donc pas vous témoigner pour cette journée mondiale de l’allaitement. Voici donc le témoignage de trois mamans avec trois expériences différentes. allaitememt   « M » témoigne:

Alors pour bébé1  il y a maintenant 8 ans, j’ai eu le désir d’allaiter.
Quand je l’ai mit au monde et qu’on la posé sur moi, mon fils a de suite cherché le sein… Quel bonheur intense que cette relation fusionnelle qui se créer à peine quelques minutes après sa naissance…
L’allaitement se fait mais pas sans mal.
Je demande donc de l’aide aux aides soignantes du service qui me réponde avec gentillesse et amour ( IRONIE hein 😉 ) que je m’y prend très mal et sans même m’expliquer, me mette bébé1 au sein avec une violence jamais vu… Bébé1 a du mal a téter et moi je commence a souffrir. Je refais donc appel aux aides soignantes du soir cette fois et pas mieux.. 😦
Je dois insister parait il.. Jeune maman de 21 et demi, j’obéis…
La troisième nuit, je vais dans la salle de bain pour ne pas réveiller ma compagne de chambre ( ouais je suis gentille :p )
Je souffre, je souffre mais je ferme ma G*** sauf que ce moment ne devient plus du tout agréable et bébé1 le ressens…
Et puis, un pressentiment que quelque chose ne va pas du tout…
J’allume la lumière et la je vois la bouche de mon fils en sang…. HORREUR !!! ce n’est pas du lait qu’il tète mais mon sang…
Je file chercher un Bib. Par chance, il le boit…. Je continu au Bib sans même me soucier des  » Soignantes « !
En rentrant chez moi, les amis viennent manger le soir et là je tombe dans les pommes…. Hôpital… Abscé…Sein engorgés…. Vidage… Médicaments… Une horreur, une torture, une douleur a vous couper le souffle…
Quelques temps plus tard, alors que bébé1 avait prit un bout de pâte à modeler, lorsque j’ai voulu lui enlever, j’ai remarqué que quelque chose coincé… Pédiatre.
Verdict : Il a le frein de la langue trop court et c’est pour cela qu’il ne réussissait pas a téter correctement ( ni même a tirer la langue ) et NORMALEMENT ces  » foutus  » aides soignantes auraient du vérifier et le lui couper.. Résultat, hospitalisation pour mon petit bout….  😦
Deuxième expérience: Bébé2, ma fille, 10 Mois !!
Après une loooooooooongue hésitation ( normale hein??!! ) je décide de l’allaiter car cela reste le mieux pour l’enfant….
Tout allait pour le mieux mais mes seins ayant été trop abimés, ont refusés l’allaitement… Crevasses, sang, ect…. Au bout de 3 jours j’ai stoppé l’allaitement… En pleine monté de lait… Grosse erreur… Engorgement :/
Donc voilà… Pas que du positif :/
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« S » témoigne:

J’ai allaité  mon fils qui a aujourd’hui 3 ans.  Ça été un vrai bonheur pour moi en sachant que depuis le début c’était mon choix. Et c’est en grande partie pour cela que j’ai réussit son allaitement. Car je pense qu’il y a beaucoup de mental et de volonté pour un allaitement réussi.
Pour ma part se fut un régal ce contact avec mon fils… c’est vraie que c’était difficile au début car il téter toute les 1h30 mais après c’est rentrer dans l’ordre. Et puis coter pratique, de ne pas avoir a se lever dans la nuit pour préparer le biberon et le laver a chaque fois ça aussi vraiment le top!
Il pleure ‘bim boum’ on le met au sein et il s’endort!!
Quand on sort c’est pareil a son heure de tété, on se met dans un endroit comme un café ou dans un centre commercial, il comprenne et te propose un endroit tranquille pour lui donner la tété.
Ça j’ai aimer MAIS  il ne  faut pas être pudique!  C’est naturel de donner le sein a son enfant et puis les gens trouvent ça bien.
L’endroit le plus génial (hors maison) c’est Ikea avec leurs salons c’est le top.
Moi je n’aime pas le lait artificielle donc j’ai voulu allaiter au maximum mais au plus il grandissait, plus la ration ne lui suffisait plus !
Snif Snif!
Il a fallut lui rajouter un biberon dans la journée, un biberon artificielle qui pour moi était difficile,  car j’avais moins « ce » contact mère et fils, ce peau à peau. Alors j’ai du le passer au lait artificielle.
En tout, j’ai pu l’allaiter 1ans et demi…..ça été magique et une très belle expérience, je remettrais ca pour le prochain bébé, c’est sure!!
Les inconvénients pour moi:

Les crevasses, ça fait mal mais il y’a  tout ce qu’il faut en pharmacie. On peut même lui donner la tété en même temps, il y a pas de risque!!

Et il existe aussi des bouts de seins très naturelle.

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« C » témoigne:

Mon allaitement, Mon expérience unique!

Tout le long de ma grossesse, une question est  souvent ressortie.

« Est-ce que tu vas allaiter? »

Je pouvais répondre avec affirmation à toutes les autres questions qu’une femme enceinte avec un ventre rond se voit d’être poser, sauf à celle là…

Oui, je n’ai pas honte de le dire, jusqu’à la fin moi même je me suis posé la question, même si au fond je connaissais mon choix.

Car naturellement je n’ai acheté qu’un seul biberon et un stérilisateur au cas ou l’allaitement ne fonctionnerai pas. Et j’ai ainsi acheté un tire-lait au cas ou pour désengorger mais pas pour donner le biberon.

Malgré tout cela et connaissant la réponse au fond de moi, je n’arrivai pas à être sur de mon choix!

Jusqu’au jour « J » de la naissance de mon petit bout, où la sage femme le portant dans ses bras s’avançant vers moi, comme si elle connaissait  mon choix, le posa sur mon ventre en me demandant si je voulais le mettre au sein, et là les choses se sont faites si naturellement que j’ai eu l’impression de ne m’être jamais posé la question.

Et là Wahouuu!!!

Comment dire avec des mots puisque se ne sont que des ressentis? Je vais tout de même essayer…

Au premier contact de sa bouche, de sa petite main sur ma peau, de se corps à corps, comme s’il n’avait fait que sortir sa tête de mon ventre  pour en attraper le sein. Je me suis senti envahit d’un plaisir maternel, on ne faisait qu’un tout en se respectant l’un, l’autre.

Je peu définir chaque moment de tétée comme une bulle autour de nous, qu’on soit seul, qu’il y est du monde, que se soit à la maison, ou à l’extérieur, ce moment à nous, où personne, n’y rien de pouvait le perturber.

Tel une lionne, une louve, j’allaitai mon bébé, je le protégeai, le veillé, le comblé de cet aliment si pur que j’étais capable de fabriquer pour mener à bien mon choix. Bien sur je n’oublie pas les douleurs des premiers temps, les crevasses, les mastites… se serai mentir que de nier!

Certaines fois les douleurs les pleurs et les douleurs si fortes que je me disais

« STOP J’ARRÊTE »!

Mais mon côté animal, quitte à déplaire et bienveillant reprenait le dessus à chaque fois!
On à appris ensemble, on à fait face ensemble, on s’est laissé le temps ensemble et on à grandit ensemble.
Mon allaitement était aussi mon petit côté ‘égoïste’ … j’étais la seule à pouvoir le nourrir et il le savait ! D’une certaine manière, je me sentais forte, privilégié de tenir ce rôle. Ce rôle dont je suis s’y fière d’avoir mené avec mon bébé. Ce rôle qui m’a été offert par la nature, la maternité, et surtout par mon fils!
Je tiens à préciser, que je ne suis pas une extrémiste de l’allaitement et que je ne détourne pas mon regard des mamans qui n’allaite pas car je fais partie aussi de ces mamans en ayant donné le biberon à mon premier enfant avec qui j’ai partagé des moments différents au moment de la tétée mais tout aussi unique et magique!
Deux choix différents,
Deux choix que je ne regrette pas,
Et un amour pour les deux qui ne diffère pas!
Merci à Maman et Toussa Toussa de m’avoir choisis pour parler de ce sujet sur lequel elle m’a vu, rire, pleurer et comblé.
Merci à vous trois pour ces témoignages différents !
Et toi, tu m’en parles ?
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